KernoK le Pirate // Epilogue

Sur la côte de Paimpoul ne vivaient pas seulement notre sorcière et sa petite famille mais aussi des paysans. Des paysans qui travaillaient la rude terre bretonne où poussaient surtout des cailloux.

Un jour, les habitants décidèrent de mettre en commun le peu d'argent qu'ils avaient pour acheter un cheval. Un cheval qui leur faciliterait le travail de labour.

Et le cheval travaillait bien, et les gens vivaient mieux.
Moins de peine, davantage de temps.
Du temps pour se retrouver, pour voir grandir les enfants, pour faire le monde.

Assez temps, enfin, pour aimer aller travailler.

Chaque jour on donnait 20 poignées d'avoine au cheval.

Jusqu'au jour ou un marchand d'armes - un corsaire à la retraite - décréta que 18 poignées suffisait largement.

Et le cheval travaillait bien.

Alors sa femme, la mère Parisot, proposa de ne plus lui donner que 16 poignées d'avoine.

Et le cheval continuait de bien travailler.

Les villageois avait bien vu la ration de l'animal diminuer mais comme leur cheval continuait de bien faire le boulot...

Puis 14.
12.
10 poignées d'avoine...

Ce matin-là tout le village fut très étonné, le cheval était mort.

Nous, techniciens, comédiens, musicien, sommes intermittents du spectacle. 

Les BEN' ARTs // Mars 2006