En pensant sauver un vieil homme élégant de la noyade, je me suis retrouvé dans le bar sous la mer.

Le bar était accueillant, lumineux, bondé. Le barman ressemblait à un acteur de film d’horreur. Il y avait là trois hommes portant des chapeaux (ils avaient un air de famille), une blonde moulée dans une robe rouge, un marin, un marchand de tapis, une petite vieille, une petite fille, un homme à la cicatrice, un homme et une femme portant de longues mèches, un gros chien noir, une puce...

Tous semblaient m’attendre. Le vieux m’a souhaité la bienvenue, le barman m’a tendu un verre de vin. Un des trois hommes à chapeau s’est mis à parler - il avait un drôle d’accent - il s’est mis à raconter une histoire de son village : Zuydingue.

Alors chacun-chacune a raconté son histoire...
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Les BEN’ARTs retrouvent ici une forme qu’ils affectionnent particulièrement, quelque part entre le conte et le théâtre.

Trois comédiens et un musicien - dans un décor de fond d’aquarium - donnent corps, vie et voix aux personnages multiples des récits qui se succèdent. Les histoires, comme autant de repères sont tour à tour et simultanément décadentes, sages, graves, burlesques, engagées, violentes, tendres... Peut-être à l’image de nos existences ?

Le bar - la scène - un des derniers endroits où des gens différents se rassemblent, pour une même et unique raison : écouter des histoires. Quand bien même tout cela ne serait qu’illusion.
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Un article de Rue du Théâtre est ici (.pdf), un beau billet sur le blog "Le Mistral à réaction" est . Et une interview sur madeinavignon.com ici.

Crédits photos : Bernard Deray & Mélody Brouard